9 November 2011
Transversal intime
Intime et radical, ce morceau d’Encre opère comme tous les autres sans anesthésie, et tranche dans le vif de nos états d’âme. Triste par la force des choses ou désabusée par lassitude, cette balade dans les tréfonds des amours bancales se pose comme un mal nécessaire.
Mur de son et clameur apocalyptique dans un appel à la révolte qui sonne comme un appel à l’aide. Arnaud Michniak vous invite à sa psychanalyse, c’est froid, brutal, c’est la vie sans fard.
Grand écart entre mélodies légères et oraison pour le moins alarmante, comptine pour bébés junkies, la contagion est immédiate et file autant la nausée que l’objet de son propos.
Esprits retors, idées claires et instabilité adolescente sous perfusion opiacée, Medikao convulse sa rage à 125 bpm à la manière des meilleurs représentants post-punk. Un bijou “à la française”, injustement méconnu.
Tous faits de chair et de sang, nous autres entendrons résonner la musique de Kat Onoma différemment. Mais profondément.

